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Pêche sur la Cure dans le Morvan : choisir son parcours sans se faire surprendre par le débit

Camille Rousseau 7 min de lecture
Pêche cure Morvan sur la Cure, pêcheur au bord avec débit en eau vive

Pour pêcher la truite dans la Cure, privilégiez les secteurs courants de la haute et de la moyenne rivière, puis choisissez votre accès selon le débit et votre aisance sur les berges. Vers Blannay, les peuplements et la réglementation évoluent. Avant de partir, trois vérifications comptent autant que le matériel : les droits de pêche, les limites du parcours et les éventuels lâchers d’eau.

Choisir son secteur selon les poissons et le terrain

Longue de 112 km, la Cure prend sa source en amont du lac des Settons et rejoint l’Yonne. Son parcours alterne eaux vives, radiers, fosses et calmes profonds. La truite fario reste l’espèce emblématique, mais l’ombre commun, les poissons blancs et les carnassiers élargissent les possibilités selon les portions.

Pêche Cure Morvan dans un secteur boisé aux eaux vives
Pêche Cure Morvan dans un secteur boisé aux eaux vives
Secteur Caractéristiques Orientation de pêche
Haute Cure, autour de Vieux-Dun Rivière boisée, largeur indicative jusqu’à 15 m environ, accès parfois difficiles Truite fario, toc, ultra-léger et mouche lorsque le couvert le permet
Moyenne Cure, entre Crescent et Malassis Largeur indicative de 20 m environ, courants et fosses sous influence des barrages Truite et ombre selon les postes, techniques adaptées au débit
Basse Cure, vers Pierre-Perthuis et Blannay Alternance de courants et de zones plus lentes Truites sur les secteurs favorables, poissons blancs et carnassiers selon les habitats

Sur la haute Cure, les truites sauvages sont un attrait majeur ; les tailles moyennes indiquées se situent entre 20 et 30 cm. Cette indication ne constitue pas une taille réglementaire de capture. Pour découvrir la rivière, choisissez surtout un tronçon permettant de progresser sans traversées hasardeuses.

Le Chalaux constitue une autre option dans le Morvan, avec une portion accidentée signalée sur 7 km. Il ne faut toutefois pas lui appliquer automatiquement les conditions de la Cure : accès, débit et calendrier des lâchers doivent être vérifiés séparément.

Repérer un accès avant de descendre vers la rivière

Vieux-Dun, les environs de Montsauche, le Crescent, Saint-André-en-Morvan et Pierre-Perthuis sont des repères utiles pour organiser une sortie. Un nom de village ou un pont ne garantit cependant ni stationnement autorisé ni droit de passage jusqu’à l’eau.

Localiser le secteur de Vieux-Dun sur la Cure

Des points GPS pour préparer le repérage

Ces coordonnées permettent de situer des secteurs sur une carte. Elles ne désignent pas nécessairement un parking, une entrée officielle de parcours ou une berge accessible au public. Recoupez-les avec les informations de l’AAPPMA et la signalisation sur place.

  • Vieux-Dun : 47.312607, 4.000027.
  • Secteur en amont de Vieux-Dun : 47.285844, 4.039982.
  • Repère du Saut du Gouloux : 47.246074, 4.060063 ; vérifiez le cours d’eau et le parcours concernés avant de pêcher.
  • Sous le Crescent : 47.393024, 3.889479.
  • Vers Saint-André-en-Morvan : 47.395915, 3.856355.

Le parcours de haute Cure présenté localement débute 650 m en amont du pont de Vieux-Dun : faites confirmer ses limites et les droits associés. Marcher 2 à 3 km peut permettre de s’éloigner des accès fréquentés, à condition de disposer d’un chemin autorisé et d’un retour sûr.

Pensez aussi au tissu de votre équipement : une veste qui accroche les ronces, un pantalon bruyant ou des accessoires pendants compliquent la progression sous les branches. Une tenue sobre, résistante et peu encombrante permet d’approcher les postes sans secouer la végétation. Sur une petite rivière boisée, mieux circuler sur la berge évite parfois d’entrer dans l’eau et de troubler le poste suivant.

Adapter sa technique aux postes plutôt qu’à une habitude

Commencez par observer la vitesse du courant, les abris et les veines d’eau. Une bordure sous racines, l’arrière d’un bloc et une fosse ne se pêchent pas avec la même présentation. L’objectif est de faire passer l’appât ou le leurre dans la zone où le poisson peut se tenir sans lutter continuellement contre le courant.

Pêche dans l’Yonne : réglementation, cartes et parcours — Consultez les informations officielles pour trouver où pêcher dans l’Yonne, connaître la réglementation, acheter votre carte et apprendre à pêcher.

Toc, appâts naturels et vairon manié

Le toc convient aux dérives précises dans les courants et les bordures. Ajustez la plombée pour accompagner l’appât près du fond sans le bloquer systématiquement. Le vairon manié permet d’explorer des postes creux et des abris marqués, là où son emploi est autorisé. Une eau légèrement teintée peut justifier une présentation plus visible, sans dispenser d’une approche discrète.

Leurres et mouche selon l’espace disponible

L’ultra-léger facilite la prospection des petites veines d’eau ; des leurres plus adaptés à la profondeur permettent d’explorer les fosses. À la mouche, réservez les lancers amples aux secteurs dégagés. Sous les branches, une présentation courte et contrôlée sera souvent plus pertinente qu’une recherche de distance.

Pour l’ombre commun, repérez les radiers et les courants réguliers, sans supposer sa présence partout. Plus en aval, chevesnes, barbeaux ou autres poissons blancs peuvent devenir des cibles intéressantes. Les réservoirs du Crescent et de Malassis constituent, eux, des milieux distincts de la rivière, notamment pour rechercher perches et brochets.

Choisir sa journée et anticiper les lâchers d’eau

Juin est une période favorable pour la truite sur la Cure, mais le débit et la température de l’eau restent déterminants. Au printemps, adaptez votre prospection aux eaux encore fortes ou fraîches. En été, privilégiez les conditions tempérées et couvertes ; si l’eau est trop chaude ou les poissons manifestement en difficulté, renoncez à les solliciter.

La moyenne Cure a connu une évolution importante : depuis le 1er juillet 2013, le débit minimum réservé est passé de 235 l/s à 900 l/s, améliorant sa capacité d’accueil piscicole. Ce débit réservé n’est ni une mesure du débit instantané ni une garantie de sécurité pour traverser.

Des lâchers d’eau liés aux activités nautiques sont mentionnés d’avril à novembre. Consultez le calendrier auprès de l’office de tourisme ou des organismes locaux avant chaque sortie. Une montée d’eau peut rendre impraticable un passage franchi facilement quelques heures auparavant.

  • Repérez une sortie vers la berge avant toute entrée dans l’eau.
  • Ne traversez pas sous prétexte que le fond reste visible.
  • Quittez le lit si le niveau ou la force du courant augmente.
  • Gardez vos distances avec les pratiquants de canoë-kayak et évitez de lancer sur leur trajectoire.

Vérifier catégorie, carte et droits sur le tronçon exact

La Cure comporte des portions de première catégorie, tandis que l’aval du pont de Blannay relève de la deuxième catégorie. Les réservoirs du Crescent, de 138 ha, et de Malassis, de 20 ha, sont également en deuxième catégorie. Le barrage de Malassis sert de repère entre moyenne et basse Cure, mais ce découpage géographique ne remplace pas les limites réglementaires.

Ne confondez pas catégorie piscicole, domaine public ou privé et droit de pêche. Une carte ne donne pas accès à toutes les berges. La réciprocité EHGO, CHI et URNE doit être vérifiée pour le lot concerné, tout comme les éventuels parcours particuliers.

Pour préparer votre achat, les tarifs annoncés pour 2026 comprennent notamment la carte interfédérale EHGO à 114 €, la carte personne majeure à 87 €, l’hebdomadaire à 36,50 € et la journalière à 13,30 €. Confirmez leur validité sur le parcours choisi avant de payer.

Contactez Avallon Morvan Pêche ou la Fédération de pêche de l’Yonne pour les lots concernés : demandez les limites, les réserves, les ouvertures, les tailles de capture et les quotas applicables. Pour un secteur situé dans un autre département, adressez-vous à la fédération correspondante. L’office de tourisme complète utilement ces renseignements pour les accès et les lâchers : ces vérifications font la différence entre une sortie improvisée et une journée sereine au bord de la Cure.

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