70,9 km dans le Morvan, 3 jours entre Avallon, le lac du Crescent et le train
Cette boucle du Morvan par le lac du Crescent se prête bien à une première vraie randonnée itinérante dans le secteur, à condition d’anticiper. Le parcours s’étire sur 70,9 km, avec environ 1700 m de dénivelé positif, et le départ depuis Avallon reste le plus simple si vous voulez venir en train. Forêts, villages, lac et retour sans voiture donnent un itinéraire complet, mais le format demande un sac préparé avec soin, surtout sur 3 jours avec bivouac.
Les repères essentiels avant de partir
La boucle du Morvan par le lac du Crescent est une randonnée itinérante de moyenne distance. Elle convient à une microaventure de 2 à 3 jours pour des marcheurs entraînés, ou à 4 jours pour ceux qui préfèrent des étapes plus courtes. Le terrain reste vallonné, boisé et parfois humide. L’effort vient moins de l’altitude que de la succession des montées, des descentes, des chemins forestiers et des portions plus roulantes.

| Critère | À prévoir |
|---|---|
| Distance | 70,9 km selon les tracés courants |
| Durée | 3 jours sportifs, 4 jours plus confortables |
| Dénivelé | Environ 1700 m de D+ sur l’ensemble |
| Départ conseillé | Avallon, accessible en train |
| Points forts | Lac du Crescent, forêts, villages, Vézelay ou Saint-Père selon la variante |
| Balisage | Majoritairement présent, avec 91% de l’itinéraire balisé mentionné |
| Hébergement | Bivouac, camping, gîte ou chambre selon l’étape |
Le tracé varie selon le topoguide ou l’application utilisée. Certaines versions passent par Vézelay, lié à la voie de Compostelle, et par Saint-Père. D’autres restent plus proches des rives, des hameaux et des reliefs autour du lac du Crescent. Dans tous les cas, on reste sur une randonnée en boucle dans une Bourgogne verte, accessible, mais pas plate.
Accès, train et organisation du départ à Avallon
Venir sans voiture : possible, mais à caler précisément
Avallon est le point de départ le plus pratique pour organiser cette itinérance. Des trains directs Paris-Avallon sont mentionnés, avec environ 3 h de trajet depuis Paris-Bercy selon les horaires. Le point de vigilance tient à la fréquence. Deux trains par jour sont évoqués sur certaines périodes, avec des départs ou retours autour de 6h11, 15h15, 9h05 ou 16h48 selon le sens et le jour. Ces horaires doivent être vérifiés avant de réserver vos nuits.
Depuis Paris, l’intérêt est clair : un week-end prolongé suffit pour une vraie coupure nature, sans louer de voiture. Le revers, c’est que la première et la dernière journée dépendent du train. Une arrivée tardive peut imposer une nuit à Avallon la veille, tandis qu’un retour trop tôt rend la dernière étape plus tendue.
Construire son découpage avant de réserver
Sur 3 jours, les étapes tournent souvent autour de 25 km, avec une journée qui peut atteindre 29 km et environ 700 m de D+ selon les variantes. C’est faisable pour un marcheur régulier, mais l’effort devient sérieux avec un sac de 10 kg, surtout si la météo se dégrade ou si la pluie alourdit les chemins. Sur 4 jours, la boucle devient plus calme, avec des pauses plus faciles à placer au bord de l’eau et davantage de temps pour traverser le secteur de Vézelay.
Le plus simple consiste à choisir d’abord votre mode d’hébergement, puis à caler le découpage. Un bivouac donne plus de liberté, mais le sac devient plus lourd. Un gîte ou une chambre, souvent autour de 50 € par nuit et par personne dans les estimations courantes, réduit la fatigue, mais impose de réserver et d’arriver à l’heure.
Étapes possibles : du lac du Crescent aux villages du Morvan
Jour 1 : quitter Avallon et entrer progressivement dans le relief
La première journée sert de transition entre la ville et le Morvan plus sauvage. Avallon, commune d’environ 7000 habitants, permet de faire les derniers achats avant le départ : repas, encas, eau, et cartouche compatible si besoin. Ensuite, l’itinéraire alterne petites routes, chemins naturels, portions gravillonnées et sentiers. Il vaut mieux partir à un rythme mesuré, car les reliefs arrivent par vagues.
Horaires de train Avallon → Paris Gare de Lyon — Consultez les horaires, la durée du trajet, les arrêts et les correspondances.
Le lac du Crescent devient souvent le grand objectif visuel de cette première partie ou du début de la deuxième, selon le découpage retenu. Ses rives boisées donnent une vraie impression d’isolement, même si l’on reste sur un itinéraire balisé et fréquenté à certaines périodes.
Jour 2 : lac, forêts et longues sections de campagne
La deuxième journée est souvent la plus marquante physiquement. Les distances peuvent approcher 25 à 29 km, et le dénivelé s’accumule sans toujours se lire clairement sur une carte. Le Morvan n’a rien d’une haute montagne, mais il use par répétition, avec un chemin forestier qui monte longtemps, une descente humide, une route secondaire, puis une nouvelle bosse entre deux hameaux.
L’ombre change beaucoup la marche. Dans les bois, elle protège du soleil et garde les sols frais, mais elle rend aussi certaines portions plus glissantes après la pluie et retarde le séchage des chaussures. À l’inverse, les passages ouverts entre champs et villages exposent davantage à la chaleur et au vent. Penser le parcours comme une alternance de zones couvertes et découvertes aide à placer les pauses : déjeuner au frais quand il fait chaud, pause longue au soleil quand les vêtements sont humides, remplissage d’eau avant une portion dégagée. Ce choix simple peut transformer une journée subie en marche plus fluide.
Jour 3 : retour par le patrimoine, Saint-Père ou Vézelay selon la trace
La dernière étape ramène vers Avallon en traversant un Morvan plus habité, avec des villages, des vallons et parfois des vues sur Vézelay selon la variante choisie. Le secteur de Saint-Père et Vézelay ajoute une dimension patrimoniale nette. On ne marche plus seulement pour rejoindre un point d’arrivée, on traverse aussi un territoire lié à l’histoire et au pèlerinage.
Gardez de l’énergie pour la fin. Beaucoup de randonneurs sous-estiment la dernière journée parce qu’elle “revient” vers la gare. Or le cumul des deux premiers jours, les frottements, le poids du sac et la contrainte horaire du train peuvent rendre les derniers kilomètres plus longs que prévu.
Niveau, balisage et points de vigilance sur le terrain
Pour qui cette randonnée est-elle adaptée ?
Cette boucle convient bien aux marcheurs capables d’enchaîner plusieurs journées longues, aux amateurs de microaventure et à celles et ceux qui veulent tester l’itinérance sans partir en haute montagne. Elle est moins adaptée à une première randonnée avec gros sac si vous n’avez jamais marché plus de 20 km dans une journée. Avant de partir sur 3 jours, il est raisonnable d’avoir déjà fait une sortie de 25 km ou deux journées consécutives avec un sac chargé.
En famille, mieux vaut envisager une version raccourcie ou un découpage en 4 jours. Pour un couple ou un groupe d’amis, le vrai sujet n’est pas le niveau du meilleur marcheur, mais celui de la personne la moins habituée aux longues distances. Sur 70,9 km, l’itinérance ne pardonne pas les écarts de rythme.
Balisage et navigation : ne pas marcher à l’instinct
Le balisage est majoritairement présent, avec 91% de l’itinéraire balisé mentionné et des repères rouge et blanc sur certaines portions de grande randonnée. Cela ne dispense pas d’emporter une trace GPS hors ligne ou une carte. Les changements de direction, les sorties de forêt et les jonctions entre chemins agricoles peuvent prêter à confusion, surtout par mauvais temps.
Le terrain alterne chemins naturels, sentiers, pistes gravillonnées et portions goudronnées. Cette diversité rend la marche agréable, mais demande des chaussures fiables. Des chaussures de randonnée basses peuvent suffire par temps sec pour un marcheur habitué ; des modèles plus protecteurs seront utiles si vous partez avec un sac lourd ou après plusieurs jours de pluie.
Dormir, manger et choisir la bonne période
Bivouac, gîte ou camping : le choix qui change tout
Le mode d’hébergement influence directement votre autonomie, votre budget et votre fatigue. Le bivouac est l’option la plus immersive, surtout près des zones naturelles, mais il suppose de respecter la réglementation locale, de rester discret, de ne laisser aucune trace et de gérer l’eau. Le camping offre un compromis confortable avec sanitaires, douche et emplacement défini. Le gîte ou la chambre permet de voyager plus léger, mais demande une réservation, surtout les week-ends et pendant les périodes touristiques.
| Option | Avantage | Limite |
|---|---|---|
| Bivouac | Liberté, immersion, budget réduit | Sac plus lourd, eau à anticiper, réglementation à vérifier |
| Camping | Confort simple, douche, emplacement clair | Dépend des ouvertures saisonnières et de la localisation |
| Gîte ou chambre | Repos, sac plus léger, meilleure récupération | Coût plus élevé, réservation nécessaire |
Eau, ravitaillement et matériel utile
Des points d’eau, des toilettes et des tables de pique-nique sont mentionnés sur ou près de certaines portions, mais il ne faut pas construire toute sa sécurité dessus. En période sèche, partez avec une capacité suffisante, surtout avant les longues sections forestières ou les passages éloignés des villages. Avallon reste le meilleur endroit pour acheter le principal ; ensuite, les possibilités dépendent de la variante et du jour de passage.
- Chaussures déjà rodées, adaptées aux chemins humides et aux portions goudronnées.
- Sac maîtrisé, autour de 10 kg, plus confortable qu’un sac surchargé.
- Veste imperméable et couche chaude, même si la température annoncée semble douce.
- Trace GPS hors ligne, batterie externe et carte ou topoguide en secours.
- Réserve d’eau et repas simples, surtout si vous bivouaquez.
- Frontale, trousse de secours et protection contre les tiques.
Quand partir pour profiter du Morvan ?
La période la plus agréable s’étend généralement d’avril à octobre. Le printemps offre des sous-bois vivants et des températures modérées. L’été facilite le bivouac, mais peut rendre les portions découvertes plus fatigantes. L’automne apporte de belles couleurs et une ambiance plus calme. Une température de 13°C peut être très confortable en marchant, mais fraîche à l’arrêt ou sous la tente.
Évitez de sous-estimer la météo : pluie, brouillard, chemins gras et nuits fraîches font partie du caractère du Morvan. En échange, cette boucle donne une vraie sensation de déconnexion à quelques heures de Paris, avec une diversité rare pour une randonnée de 3 jours : lac, forêt, patrimoine, villages et reliefs doux mais persistants. Bien préparée, elle reste une manière solide de découvrir le Parc naturel régional du Morvan à pied.
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